Pourquoi ce blog ?

Je désire ardemment créer des jeux, et je suis parti d’un constat tout bête : où trouver les informations sur la création de jeu de société ?
Comment sont réalisés les jeux de plateau. Quelles sont les astuces des auteurs ? Combien ça coûte ? Quel est le business de cet univers ?
Bref, quel est l’envers du décor sur la création d’un jeu, que l’on nous montre que très rarement ? Pour y parvenir, je me lance un projet fou !

Mais au fait , qui suis-je ?

Avec un Bac pro communication graphique en poche en 1995, j’ai décroché mon premier job deux mois après la fin de mes études. En tant qu’infographiste dans une reprographie, j’imprimais les documents des clients sur des copieurs numériques.  Puis j’ai évolué au sein de cette société en passant par énormément de métiers de ce que l’on appelle la chaîne graphique : maquettiste, flasheur puis photograveur…

Après 8 ans, j’avais besoin d’air frais. Avec femme et enfants, j’ai changé de ville, de maison et de job.
J’ai participé à la création d’un hebdomadaire départemental, pendant 5 ans.
Travailler dans l’édition était probablement le meilleur job de ma vie : une équipe soudée, une rémunération attractive, un job funny et de la découverte au quotidien.
Je serai bien incapable de définir précisément mon rôle. Officiellement, j’étais le garant de la charte graphique du journal. Je traitais toutes les pages des journalistes pour qu’elles soient parfaites avant de les transmettre à l’imprimeur.
Ce job était également un laboratoire, j’ai initié des tonnes de bidouilles et d’astuces qui ont permis de faire progresser un journal où la rédaction était composée de 5 personnes. Pêle-mêle, j’ai développé (en PHP) une plateforme de prise de commande pour les commerciaux, développé un module pour couler automatiquement les petites annonces dans les pages, installé le serveur, dépanné informatiquement les collègues, créé des tonnes de scripts pour que l’ordinateur fasse le travail à ma place. Et j’ai aussi collé du lino :p

C’est encore long ton histoire ?

Mais voilà, j’avais encore besoin d’air frais et j’ai suivi le rédacteur en chef de l’époque dans la création de notre société de communication.
Notre aventure a duré 2 ans. Globalement, je ne vais garder que les bons souvenirs. Et une fois n’est pas coutume, j’ai bidouillé et appris moult choses : montage vidéo, création de site ecommerce, développement de site vitrine, pressage de DVD, organisation de spectacle et événements.

Après la liquidation de la société, j’étais prêt à me lancer seul dans l’entrepreneuriat. Malheureusement mal accompagné dans ma vie (je précise que ce n’est pas la mère de mes enfants, que je respecte énormément), je me suis résolu à accepté un poste de webmaster dans une imprimerie. Je vous avoue que cela ne fait pas bon ménage. Et j’ai très vite compris qu’il n’y avait aucune prévision de croissance.
Ce pourquoi je ne suis resté que 1 an et 6 mois avant de rejoindre l’équipe d’un ami en tant que chef de projet digital avec pour objectif : créer le site ecommerce de la société. Très gros projet en perspective.

Je suis toujours en poste dans cette entreprise. Et dès que j’en ai l’occasion après le travail, je m’adonne à ma passion : le jeu de société.

Si je devais résumer ce que je fais, ce que j’aime, je dirai que j’adore les défis.
Mon éventail professionnel va du graphisme au développement web.

La genèse de mon blog creationjeudesociete.fr

Bon sang de bois… mais comment arrive t-on d’une idée à des cartes à la texture tissée entre les mains, fraîchement sorties de sa boite de jeu imprimée en couché brillant ?
D’où puisent-ils toutes ces bonnes idées ?
Comment ont-il déniché cette mécanique incroyable qui fait de ce jeu, le jeu ultime qui te procure plaisir entre amis lors de longues soirées ?
Et d’abord… Qui sont donc ces auteurs ?

Alors j’ai tout naturellement  posé la question à Google.
Et devinez quoi… Ben, c’est pas la joie. J’obtiens plus de questions que de réponses.
Il ne me reste donc plus qu’une solution : me retrousser les manches et parcourir le monde en quête de réponses. Je n’hésiterai pas à les dévoiler dans ce blog.

Jeu de société : de l’idée à l’imprimé

Ce qui m’intéresse, c’est de découvrir tous les secrets des auteurs et de les partager pour vous. D’apprendre, ensemble, comment réaliser un super jeu d’enfer qui plaira à tous les joueurs… Et surtout, qui séduira un éditeur de renom 😉
À moins que l’autoédition réponde plus à mes attentes.

Ainsi est né mon blog Création jeu de société , afin de réunir un maximum d’éléments sur cet univers incroyable, au travers de mes expériences, de mes découvertes et également de vos conseils.

Mon projet fou : éditer mes deux jeux en moins d’un an

Je pense que glaner des informations, des conseils et des astuces ne suffiront pas à étancher ma soif de découverte ludique.
C’est pourquoi j’ai commencé à créer deux prototypes de jeu. De cette manière, j’apprends, je partage et j’avance.

Mon projet est d’éditer ou de faire éditer mes deux prototypes en développement d’ici 12 mois.

Vous l’avez compris, voilà mon projet fou : je me laisse un an pour que vous ayez entre les mains, les 2 boîtes de jeu de Fortress Escape et Warbot Arena.

Dans cette aventure, votre avis compte, alors n’hésitez pas à commenter.

Aller, c’est partit.


Que pensez-vous de ma démarche ? N’hésitez pas, laissez moi un commentaire
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9 réponses sur “Pourquoi ce blog ?”

  1. Je trouve ta situation très intéressante et j’apprécie tes démarches et ton idée, je suis de tout coeur avec toi!!
    Moi c’est similaire mais différent. J’ai aussi un job qui me fait vivre mais j’ai toujours des idées de jeux dans la tête. J’ai commencé un jeu de plateau genre dungeon crawler et j’ai réussi à faire que l’on puisse jouer en solo, puis je l’ai mis de côté.
    Là j’ai récemment développé une façon de jouer à des jeux de rôle sur table qui permet de se passer du rôle du Maître de Jeu. Eh oui, étant quelqu’un aussi de très affairé, j’adorerai jouer des parties de JdR mais le problème est que je n’ai pas des heures à disposition pour préparer une partie et le temps que je finisse de préparer l’aventure, j’ai déjà oublié le début. De même pour les règles, le temps que je finisse de lire le livre, j’ai oublié le début. Alors j’ai créé une façon de faire qui résout mon problème et ça bien bluffé du monde. On a fait pas mal de parties, même avec des joueurs confirmés est demandants, et nous nous sommes éclatés. Alors je vais réunir une petite équipe d’ici un mois, faire une autre partie à 5 ou 6 et si le plaisir y est je lance mon idée. Seul soucis, mais je regarderai comment faire au moment venu, est que je suis en Suisse donc à l’étape fabrication/importation… ça va douiller, mais je n’ai aucun doute que je résoudrai cette étape…

    Je me réjouis de lire tes témoignages… 😉

    1. Bonjour Gabriel,
      Merci pour ton soutien.
      Alors là, nul doute que ton projet semble juste incroyable. Transposer le rôle du MJ (maître du jeu) pour un jeu de plateau est une excellente idée, d’autant plus que je planche sur ce type de mécanique depuis un bout de temps.
      Est-ce que ton concept est dupliquable ?
      Tu parles de fabrication/importation. Tu souhaites t’autoéditer ? Ou tu évoques juste la fabrication de prototype ?
      A te lire.

  2. Salut Laurent,
    Merci à toi!
    Oui, le jeu de plateau sans personne qui joue « le Méchant » est sympa, ça permets une full coop et si on est juste deux, on peux jouer ensemble – ce qui est apprécié quand on est en couple sans amis dans le voisinage. Les parties sont relativement courtes – env. 40 min. mais c’est du Porte-Monstre-Trésor.

    L’autre projet au sujet du RPG sur papier (style D&D) sans MJ est dans le même cas très apprécié.

    Autoédition? C’est une excellente question sur laquelle je me penche encore et toujours. Si je vise simple, je produis la méchanique (ou add-on) qui permet de jouer sans MJ dans un JDR simple comme Chroniques Oubliées et en simple partage dans la communauté. Si je vise plus loin, je crée carrément le jeu entier avec règles, bestiaire, etc, mais là l’idée serait de créer qqch de plus important avec un but commercial que même si ça ne rendra pas riche, récompense les heures passées – du moins on l’espère.
    Bref, il y a une échelle de « Simplicité vs Complexité », tout en bas c’est simple=peu d’investissement en temps et argent=pas trop de prises de têtes ou de risques=pas besoin de structure organisationnelle, etc. En haut c’est compliqué=beaucoup d’investissement en temps et argent=des prises de tête=une SàRL=autoédition=logo/marque=salons=comptable, etc. Et aucune de ces deux extrémités me font peur.
    Et bien entendu il y a tous les niveaux entre le bas et le haut de cette échelle.

    Mes prochaines rencontres et tests devraient me guider un peu plus dans ces réflexions… Dans tous les cas la passion y est.

    Qu’entends-tu par « duplicable »?

    Très bonne journée à toi!

  3. Bonjour Laurent,

    Très, très bonne idée ce blog. Je l’ai trouvé en cherchant des infos sur la création d’un prototype de jeu de société. En effet, on ne trouve pas tant d’infos que ça sur la création de jeux de société. J’ai également décidé de partager quelques infos sur ma propre expérience, mais je suis au démarrage seulement.

    Apparemment tu es de Moulin ? Donc on n’est pas si loin que ça, je suis près de Roanne.

    Je te souhaite bon courage et bonne réussite dans tes projets. J’espère que tu pourras éditer tes jeux. Cela dit, peut-être qu’un an seulement, ça sera trop juste. Ca serait dommage d’abandonner juste à cause d’un délai arbitraire.

    Personnellement, je ne me donne aucun délai. J’avance quand je peux. Le jeu sur lequel je travaille est très simple, le plus difficile, c’est de trouver comment le produire à faible coût et en petites quantités.

    Heureusement, j’ai u peu de matériel à la maison.

    1. Bonjour Ben, et merci pour ton soutien.

      J’ai aujourd’hui migré vers Clermont-Ferrand. La distance nous séparant reste quasi la même du coup.
      Je me suis fixé cet objectif pour rester focus sur la création de jeux. Ceci dit, ce qui me fait vivre sont mes autres activités professionnelles. Et comme l’on ne vit pas du jeu, je suis obligé de faire des choix pragmatiques.
      Mais je n’abandonne pas, je reste également très actifs dans les cercles ludiques et la rencontre avec d’autres auteurs de la région.

      Il faut ruser et redoubler s’astuces pour produire des jeux en faible quantité.
      Par contre, si tu comptes transmettre un jeu à un éditeur, je conseille de développer la mécanique et d’éviter d’aboutir le design. Je vois que tu es illustrateur, ne te concentre pas uniquement l’aspect graphique, ce serait une erreur et une perte de temps.
      Donc au final, un prototype simple, rapide, imprimé sur ton imprimante à la maison suffit largement.

      Bonne continuation ludique.

      1. Bonjour Laurent,

        Je te remercie pour ta réponse et tes conseils. Effectivement, on n’est toujours à peu près à la même distance. 🙂

        Je n’ai pas envie de contacter un éditeur, je crois que je vais me lancer dans l’auto-édition de manière artisanale. Gagner 1 € par boite vendue et ne pas maitriser ton jeu, ça ne me tente pas trop pour le moment. Je préfère faire plus de marge et vendre beaucoup moins de boites. Le but n’est pas de gagner beaucoup d’argent, mais de voir s’il peut avoir du succès.

        La mécanique de jeu est très simple. Il me reste quelques adaptations à faire pour les parties à 4 joueurs, mais en gros, c’est terminé.

        Je fais des tests pour produire le jeu moi-même et je crois que je vais arriver à tout faire avec mon propre matériel (imprimante photo, papier haute qualité, machine de découpe automatisée. Un peu de colle et de temps et ça devaient le faire.

        Ensuite, il faudra que j’arrive à distribuer. Je commence à prendre des contacts et je cherche des sites ayant une audience. Je pense mettre en place un système d’affiliation pour la vente. Tout ça est en réflexion.

        Si tu as des astuces pour la production en petites quantités, je suis preneur 🙂

        1. Bonjour Ben,
          Pour la production en petite quantité, certains font appel à Azao Games. Ils sont situés en Belgique et font du bon travail.
          Cependant, l’autoédition, c’est parfois casse-gueule, et surtout, celà demande une bonne trésorerie et de l’investissement en énergie pour vendre le jeu.
          C’est possible puisque Alain Stoffen a vendu plus de 1000 boites de son jeu en un an.

          Il y a une autre possibilité : épaules toi d’amis pour mettre en place une campagne de communication sur une plateforme de financement participatif. La meilleures est Kickstarter mais il faut que le jeu soit traduit en anglais.
          En France, c’est plutôt Ulule. L’avantage, c’est que tu prépares tout ton jeu, sans l’imprimer. Tu communiques à mort dessus.
          Et tu imprimes que SI tu as suffisamment d’investisseurs (bakers).

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